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Man ting fang : La montagne efface de légers nuages
Le ciel enlace l'herbe morte. Un cor peint
Rompt le silence au seuil du lointain.
Nous suspendons l'aviron du voyage,
Pour boire une coupe au vent d'orage.
Que de souvenirs des antiques îles
S'effacent dans la brume et l'âpre vent,
Tandis que le regard cherche en revivant
Ce brouillard vain. Au-delà du couchant,
Dix mille corbeaux volent par les champs,
Et l'eau déserte enclôt le village.
C'est l'âme en peine.
En cette heure, on dénoue les sachets,
Et l'on détache les soies et les reflets —
Pour n'en garder qu'un vain, fragile renom
Au sein des quartiers clos, un creux nom.
Quand nous reverrons-nous après ce jour ?
Mes manches et mes pans portent sans retour
L'inutile trace des larmes versées.
Le cœur saigne au sommet des hauts remparts :
Je fatigue mes yeux aux derniers departs,
Quand l'ombre éteint le ciel de toutes parts.
暫停徵棹,聊共引離尊。
多少蓬萊舊事,空回首、煙靄紛紛。
斜陽外,寒鴉萬點,流水繞孤村。
銷魂。
當此際,香囊暗解,羅帶輕分。
謾贏得、青樓薄名存。
此去何時見也,襟袖上、空惹啼痕。
傷情處,高城望斷,燈火已黃昏。
Temporairement arrêtant la rame du voyage, négligemment ensemble levant la coupe d'adieu.
Combien d'anciennes affaires de Penglai, en vain retournant la tête, brume et vapeur tourbillonnant dru.
Hors du soleil oblique, corbeaux froids dix mille points, eau courante entoure village solitaire.
Âme dissoute.
En ce moment, sachet parfumé secrètement dénoué, ceinture de soie légèrement partagée.
En vain gagnant, nom mince des chambres vertes subsiste.
Ce départ quel moment voyant à nouveau, sur revers et manches, en vain provoquant des traces de pleurs.
Lieu blessant le cœur, haute ville regard brisé, lampes et torches déjà crépuscule.