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Traduction poétique
Avec l'âge, l'ardeur de la passion s'estompe,
Face au vin des adieux, je redoute les ans.
Voici que mes doigts comptent l'Automne et sa trompe,
Et qu'un disque parfait, brillant,
Refuse d'unir ceux que le monde sépare.
L'eau indifférente s'égare,
Elle s'allie au vent d'ouest pour hâter le retour.
L'automne offre au fleuve et cresson et perche fine,
Quand la lampe, au long de la nuit, l'enfant devine.
Ma robe est endossée.
Il me faut regagner le céleste domaine,
Où les preux d'autrefois ont la faveur hautaine.
À minuit dans les salles, mon esprit s'élève,
Rédigeant pour le trône les édits sacrés,
Ou bien pour les marches seul dépêché.
Si mes vieux compagnons de la capitale s'élèvent,
Qu'on leur dise ma vie, pareille à jadis,
Noyée dans le vin, sans éclat ni avis.
Mon regard se brise en voyant les oies descendre,
Et tandis que je m'enivre, l'arc muet sait entendre.
Texte classique et pinyin
老來情味減,對別酒、怯流年。
況屈指中秋,十分好月,不照人圓。
無情水、都不管,共西風、只等送歸船。
秋晚蓴鱸江上,夜深兒女燈前。
征衫。
便好去朝天。
玉殿正思賢。
想夜半承明,留教視草,卻遣籌邊。
長安故人問我,道尋常、泥酒只依然。
目斷秋霄落雁,醉來時響空弦。
lǎo lái qíng wèi jiǎn,
duì bié jiǔ, qiè liú nián.
kuàng qū zhǐ zhōng qiū,
shí fēn hǎo yuè,
bù zhào rén yuán.
wú qíng shuǐ, dōu bù guǎn,
gòng xī fēng, zhǐ děng sòng guī chuán.
qiū wǎn chún lú jiāng shàng,
yè shēn ér nǚ dēng qián.
zheng shān.
biàn hǎo qù cháo tiān.
yù diàn zhèng sī xián.
xiǎng yè bàn chéng míng,
liú jiào shì cǎo,
què qiǎn chóu biān.
cháng ān gù rén wèn wǒ,
dào xún cháng, ní jiǔ zhī yī rán.
mù duàn qiū xiāo luò yàn,
zuì lái shí xiǎng kōng xián.
Traduction littérale
L'âge venant, le goût des émotions diminue, face au vin d'adieu, effrayé par les années qui fuites. Sans compter qu'en comptant sur les doigts la Mi-Automne, une lune à dix parfaits, ne éclaire pas les gens réunis. Eau sans sentiment, ne se souciant de rien, avec le vent d'ouest, attendant seulement d'envoyer le bateau de retour. Automne tardif cresson et perche sur la rivière, nuit profonde enfants devant la lampe. Robe de voyage. Alors bon pour aller à la cour du ciel. Le palais de jade pense justement aux hommes vertueux. Imagine à minuit héritant de la clarté, restant pour enseigner la rédaction de l'herbe, pourtant envoyé pour planifier les frontières. Les vieux amis de Chang'an me demandent, disent ordinaire, le vin de boue seulement ainsi qu'avant. Les yeux brisent le ciel d'automne oies sauvages tombant, moment ivre résonne la corde vide.