SINOPOEMS
Language
🌐 Language
FAVORIS
To bookmark this poem:
Press Ctrl + D (Windows) or ⌘ + D (Mac).

Fleur de magnolia lente : Méditations sur la séparation et l'art de gouverner

Avec l'âge, l'ardeur de la passion s'estompe,
Face au vin des adieux, je redoute les ans.
Voici que mes doigts comptent l'Automne et sa trompe,
Et qu'un disque parfait, brillant,
Refuse d'unir ceux que le monde sépare.
L'eau indifférente s'égare,
Elle s'allie au vent d'ouest pour hâter le retour.
L'automne offre au fleuve et cresson et perche fine,
Quand la lampe, au long de la nuit, l'enfant devine.
Ma robe est endossée.
Il me faut regagner le céleste domaine,
Où les preux d'autrefois ont la faveur hautaine.
À minuit dans les salles, mon esprit s'élève,
Rédigeant pour le trône les édits sacrés,
Ou bien pour les marches seul dépêché.
Si mes vieux compagnons de la capitale s'élèvent,
Qu'on leur dise ma vie, pareille à jadis,
Noyée dans le vin, sans éclat ni avis.
Mon regard se brise en voyant les oies descendre,
Et tandis que je m'enivre, l'arc muet sait entendre.
老來情味減,對別酒、怯流年。
況屈指中秋,十分好月,不照人圓。
無情水、都不管,共西風、只等送歸船。
秋晚蓴鱸江上,夜深兒女燈前。
征衫。
便好去朝天。
玉殿正思賢。
想夜半承明,留教視草,卻遣籌邊。
長安故人問我,道尋常、泥酒只依然。
目斷秋霄落雁,醉來時響空弦。
lǎo lái qíng wèi jiǎn,
duì bié jiǔ, qiè liú nián.
kuàng qū zhǐ zhōng qiū,
shí fēn hǎo yuè,
bù zhào rén yuán.
wú qíng shuǐ, dōu bù guǎn,
gòng xī fēng, zhǐ děng sòng guī chuán.
qiū wǎn chún lú jiāng shàng,
yè shēn ér nǚ dēng qián.
zheng shān.
biàn hǎo qù cháo tiān.
yù diàn zhèng sī xián.
xiǎng yè bàn chéng míng,
liú jiào shì cǎo,
què qiǎn chóu biān.
cháng ān gù rén wèn wǒ,
dào xún cháng, ní jiǔ zhī yī rán.
mù duàn qiū xiāo luò yàn,
zuì lái shí xiǎng kōng xián.
L'âge venant, le goût des émotions diminue, face au vin d'adieu, effrayé par les années qui fuites. Sans compter qu'en comptant sur les doigts la Mi-Automne, une lune à dix parfaits, ne éclaire pas les gens réunis. Eau sans sentiment, ne se souciant de rien, avec le vent d'ouest, attendant seulement d'envoyer le bateau de retour. Automne tardif cresson et perche sur la rivière, nuit profonde enfants devant la lampe. Robe de voyage. Alors bon pour aller à la cour du ciel. Le palais de jade pense justement aux hommes vertueux. Imagine à minuit héritant de la clarté, restant pour enseigner la rédaction de l'herbe, pourtant envoyé pour planifier les frontières. Les vieux amis de Chang'an me demandent, disent ordinaire, le vin de boue seulement ainsi qu'avant. Les yeux brisent le ciel d'automne oies sauvages tombant, moment ivre résonne la corde vide.

I. Forme poétique et métrique

Ce chef-d'œuvre suit le modèle lyrique connu sous le nom de Fleur de magnolia lente, une longue forme Ci comprenant quatre-vingt-dix-sept caractères répartis en deux strophes avec un agencement complexe de vers courts et longs alternés. L'architecture tonale associe un phrasé trochaique rapide et urgent à des cadences amples et continues qui imitent la turbulence psychologique interne du poète. Le schéma des rimes oscille dynamiquement entre les rimes aux tons entrants et sortants, créant une texture acoustique de nostalgie inquiète et de pivots rhétoriques soudains.

II. Chronologie historique et élan existentiel

Composé sous la dynastie troublée des Song du Sud, ce poème reflète l'acuité de la frustration de Xin Qiji, patriote farouche et commandant militaire rétrogradé à des fonctions administratives civiles dans la région rurale du Jiangnan. Exclu de la participation directe aux campagnes militaires du nord contre la dynastie Jin des Jürchens, le poète éprouve une profonde fracture existentielle entre son désir de servir à la cour impériale et sa rusticité forcée, résumée dans le contraste poignant entre la haute politique et la réclusion domestique.

III. Exégèse vers par vers et décodage des allusions

Le poème se déroule à travers une progression psychologique magistrale allant de la mélancolie personnelle aux grandes ambitions d'État, pour s'achever dans une désillusion solitaire.

  • Vers 1-2 (Couplet d'ouverture) : Le poème s'ouvre sur l'aveu brutal d'une vitalité émotionnelle déclinante avec l'âge, accentuée par l'amertume du vin de séparation et l'accélération terrifiante du temps saisonnier.
  • Vers 3-4 (Premier tournant antitétique) : L'approche de la Fête de la Mi-Automne introduit l'ironie amère de la pleine lune, qui accentue la séparation humaine plutôt que les retrouvailles, renforcée par les eaux indifférentes et le vent d'ouest.
  • Vers 5-6 (Second tournant antitétique / Climax) : La vignette domestique de l'automne du Jiangnan — cresson, perche et enfants réunis sous la lampe — offre un point d'ancrage tendre mais mélancolique avant le pivot dramatique vers les ambitions impériales.
  • Vers de clôture : Le mouvement final imagine un rappel idéalisé vers la capitale, pour mieux se dissoudre à nouveau dans la dure réalité de la réclusion ivre, des oies sauvages tombant dans le ciel d'automne et de la vibration silencieuse d'une corde d'arc vide.

IV. Synthèse esthétique et résonance poétique

Le poème est riche en symboles culturels traditionnels qui portent un lourd poids herméneutique dans la littérature classique chinoise.

Lien copié dans le presse-papiers !